Un détective comme les autres

Un détective comme les autres
Le détective privé

mardi 2 août 2016

Bonjour je me présente je suis Niko, un détective comme les autres. Pourquoi ce blog?

Et bien par ce que j’ai envie de vous raconter les anecdotes, bonnes ou mauvaises, qui me sont arrivés pendant mon travail, depuis le début de ma carrière en 1999 où je suis sorti diplômé de l'Institut Français des Agents de Recherches. (IFAR) 

Eugène François Vidocq
Humm, oui on remonte un peu le temps quand même, mais ne vous inquiétez pas, ma mémoire n’a pas flanché et je vous raconterai tout, en changeant bien sûr, les noms et les lieux précis de mes péripéties. Vous verrez, bien souvent la réalité dépasse la fiction...

Pourquoi vous racontez ma vie professionnelle? Et bien parce qu’il y a de plus en plus de gens qui veulent faire notre beau métier et qui s’inscrivent dans les différentes écoles qui existent en France, en pensant vivre des aventures comme dans les romans ou les séries à la télé et acheter une Ferrari avec une maison au bord de la mer.

Mais sachez que sur, vingt à vingt-cinq élèves environ, par an et par école, il n’y en a qu’une dizaine à peine qui monte leur agence de détective en sortant diplômé.

Les autres? On ne sait pas pourquoi ils sont venus là? Peut être qu’ils ont vu de la lumière, une émission à la télé sur la profession, ou qu’ils avaient un stage de reconversion payé par leur boite, ou encore qu’un matin ils se sont levés en se disant «je vais être détective privé»... Ouaiaiaiais super !!!!

Oui mais voilà ! Rattrapés par la réalité et découragés peut être aussi par notre système administratif, ils abandonnent presque tous.

Et pour les dix restants qui ont eu le courage de faire les démarches nécessaires pour monter leur boite, certains d’entre eux, la même année passeront à autre chose (faute de clients bien souvent) laissant aux derniers un peu de répit et quelques années de pratique avant qu’une nouvelle bordée n’abandonne le job, faute de clients, de sérieux, de professionnalisme,  ou de passion et d’amour pour ce très honorable job.

Car le secret pour réussir dans ce métier, c’est qu’il faut l’aimer, l’adorer, le chérir, lui vouer fidélité comme à sa femme lors d’un mariage, c’est une profession de foi, on ne fait pas ce job juste pour gagner de l’argent, on le fait par ce qu’on aime rendre service aux gens, particulier ou entrepreneur qui viennent nous voir avec leur problème. Par ce que bien souvent nous sommes leur dernière chance, la dernière chance.

On le fait aussi parce qu’on aime cette montée d’adrénaline qu’on a, à  chaque départ de filature. Parce qu’on aime aussi ce coté théâtral du rôle dans lequel on s’est mis pour aller au contact du protagoniste, histoire de le faire parler et surtout d’avoir la satisfaction d’avoir résolu une affaire de plus. Et une affaire résolue avec succès c’est un client satisfait…

Ce qu’il faut savoir c’est que 75% de notre job c’est de la surveillance et de la filature. Le reste ce sont des recherches administratives, des recherches sur le net, des coups de téléphone, quelques auditions...

Alors t’imagines quoi, toi lecteur, concernant les surveillances dans la rue? Eté comme hiver, jour et nuit, week-end et jour férié, hein? Tu te dis qu’il fait chaud dans la voiture en planque, ou pire si tu es comme moi depuis que je suis sur Paris en moto, dehors toute la journée sans bouger parfois, quand il ne se passe rien...

Et oui mon vieux c’est ça le job de détective un mec qui doit rester dans sa voiture ou près de sa moto en embuscade, pendant des heures parfois, prêt à sauter sur sa moto ou son volant pour partir derrière notre protagoniste, sans se faire repérer par celui-ci, mais en restant discret vis-à-vis de la population environnante. 

Je ne te parle même pas de la filature qu’elle soit, pédestre, en transport en commun, en voiture ou en moto.

Les dangers de la route sont multipliés par dix. Il faut faire attention à la circulation en restant à bonne distance de ton «vilain canard», sans le perdre, évidemment et en respectant le code de la route, bien sûr! (les derniers mots ne sont que de la théorie, car impossible à réaliser dans certains cas). Bref c’est tout un art...

Voilà pourquoi il y a beaucoup de candidats mais peu d’élus qui persévèrent dans cette voie.

Mais d’abord avant que je vous conte, sexe, investigation et rock and roll... Qu’est ce qu’un détective privé en France? Et qu’est ce que dit la loi? (Si vous ne voulez pas vous prendre la tête à tout lire, lisez juste les lignes en gras)

Sous l'égide de l'ancienne réglementation, la profession d'Agent privé de Recherches (loi n° 891 du 28.09.1942 modifiée) avait pour objet de recueillir par des enquêtes, et filatures (débats Sénat, j.o 86S du 24.10.1980) des renseignements d'ordre privé, professionnel (projet de loi n° 346 du 17.05.2000), civil ou commercial, notamment en vue de rechercher des biens ou débiteurs, de rassembler des preuves (circulaires n° 78-4 du 3.01.78 et n° 83-64 du 1.03.83 du Ministre de l'Intérieur, Réponses Ministérielles publiées au J.O, rapport n° 26 du 9.10.80 commission des lois du Sénat) .

Le titre II de la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983 modifiée (loi n° 2003-239 du 18.03.2003) relative aux professions de sécurité est venu légaliser une définition en précisant (art. 20) :

"profession libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l’objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts.
Dans une décision n° 208-135 du 21 septembre 2009, l'assemblée plénière de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (Autorité administrative indépendante créée par la loi du 6 juin 2000 et chargée de contrôler le respect de la déontologie par les enquêteurs de droit privé) a d'ailleurs relevé que l'enquêteur privé devenait un des acteurs privilégiés de l'effectivité même des droits de la défense :

" Dans le cadre d'une procédure en révision comme en l'espèce, l'avocat, qui ne peut instrumenter lui même, est souvent conduit à saisir un enquêteur aux fins d'effectuer, dans le cadre des droits de la défense, des recherches utiles à l'intérêt de son mandant. Ce faisant l'enquêteur devient l'un des acteurs privilégiés de l'effectivité même des droits de la défense. Pour exercer pleinement ce rôle, l'enquêteur est nécessairement dépositaire d'informations confidentielles dans le cadre d'un secret partagé avec l'avocat.

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